ZOMBIE APOCALYPSE

2017

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Lorsque je peins, j'aime travailler des matières telles que l'humour et la couleur, construire des perceptions modifiées de l'espace et construire ainsi des espaces dont la perception est faussée. Quels que soient les états de notre monde, toujours dans mon atelier se répand l'époque, le zeitgeist (l'esprit du temps) qui devient alors dans l’élaboration des toiles, tout à la fois, le prétexte, le contexte et les sous-entendus que je livre à l'appréciation du spectateur. Je suis la fouine, celle qui fouille l'Internet pendant des mois, qui lit, qui collecte images et citations. Toutes mes trouvailles accumulées vont façonner un style, celui de mes peintures.

 

Aux étroits d'esprits et aux vendeurs de peur, aux tenants de la répression et aux conservateurs insipides et ennuyeux, je leur rétorque que je préfère traîner nu avec les clowns et les cinglés, faire surgir les monstres d'un carnaval insensé, coloré, plein d'idiots sexuellement ambivalents. 

 

La nature de la peinture est faite de liquides colorés et organisés sur une surface plane. Elle devient un langage visuel et me fait penser aux illusions... celle de la profondeur dans l'image, celle des formes dans l'espace... Ces illusions me replongent dans mes pensées qui concernent le monde. L'illusion qui consiste à croire que les gouvernements oeuvrent pour l'intérêt général, celui des citoyens (oui, des citoyens, pas des clients). L'illusion que le capitalisme est dans l'ordre naturel des choses, qu'il est notre seule option. L'illusion du temps, de l'espace, de la finance, de la nationalité et/ou de la différence. 

 

“Devenir fou” dit Philip K. Dick, “est parfois la réponse appropriée à la réalité”.

 

© 2019 by Cornelius DELANEY. All rights reserved

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